samedi 29 juin 2013

Marelle fête ses 50 ans


Le 28 juin 1963, il y a cinquante ans, l’écrivain argentin Julio Cortázar publiait son roman Rayuela, traduit chez Gallimard dès 1966, sous le titre Marelle. Considéré aujourd’hui comme l’une des œuvres majeures de la littérature mondiale du XXe siècle. Ce livre de 600 pages raconte l’histoire d’un homme entre Paris et Buenos Aires : ses amours, sa bande d’amis bohèmes (le club), le jazz. Le livre peut se lire de façon linéaire des chapitres 1 à 56, le reste étant superflu, ou dans l’ordre proposé par l’auteur, en commençant par le chapitre 73 et en sautant de case en case comme à la marelle.
A l’époque, certaines chapelles d'avant-garde évoquaient la mort du roman. D'autres prônaient sa "déconstruction". Julio Cortázar (1914-1984) a pris cette dernière proposition sur un mode ludique. Rayuela est donc le premier roman qui se présente comme un ouvrage interactif, dont la structure doit être agencée par le lecteur lui-même, à sa guise.
Rayuela est l'un des principaux titres du boom du roman latino-américain des années 1960, un phénomène éditorial qui s’appuyait sur l’émergence d’auteurs novateurs dans plusieurs pays, mais aussi sur l’apparition d’un lectorat plus large et plus ouvert à la modernité, en Amérique latine et en Espagne.

Marelle rend hommage à Paris, lieu de résidence de Julio Cortázar depuis qu’il a préféré s’éloigner de l’atmosphère étouffante régnant en Argentine à l’époque des premières présidences du général Juan Domingo Perón (1946-1955).
Ce roman est sans doute l'un des plus beaux hommages rendus par un Argentin à la capitale française, depuis qu’Enrique Cadicamo avait composé le tango Anclao en Paris, enregistré par Carlos Gardel en 1931… Depuis, de nombreux Argentins ont jeté l’ancre à Paris, souvent pour les mêmes raisons que Cortázar, pour échapper aux cinq régimes dictatoriaux ou autoritaires qui se sont succédé depuis 1930. On les retrouve dans les arts et les lettres, le théâtre et le cinéma, l’architecture et les médias.

Petite biographie de l’auteur :
Julio Cortázar est né en 1914, à Bruxelles, de parents argentins. Il a passé son enfance et sa jeunesse en Argentine, mais il a vécu ensuite plus de trente ans en France, pays dont il prit finalement la nationalité. Défenseur de Cuba et du Nicaragua, traducteur à L'UNESCO, il est l'auteur de nombreux recueils de nouvelles ainsi que des deux romans "Marelle (1)" et "Les gagnants (2)", deux des chefs-d’œuvre de la littérature de langue espagnole. Julio Cortázar est mort à Paris, en 1984.

lundi 10 juin 2013

Ne me quitte pas


Malgré son origine flamande, Jacques Brel est le chanteur belge francophone le plus célèbre  de la langue française. Le 11 Septembre 1959 il enregistre le titre qui fera le tour du monde, Ne me quitte pas. Ce titre se trouve sur l’album Une valse à mille temps.
Le texte est incroyablement beau et son interprétation est d’une extraordinaire force émotionnelle.  Il a écrit et composé ce titre suite à sa rupture avec Suzanne Gabriello, une chanteuse humoristique. Cependant, c’est lui qui l’a quittée.
 Jacques Brel dira lors d'une interview que cette chanson n'est pas une chanson d'amour, contrairement à la perception commune que le public s'en fait, mais une chanson sur la lâcheté des hommes


Le narrateur de la chanson fait des promesses. Pour cela, il utilise le futur simple.



Faites la liste de tous les verbes écrits au futur dans la chanson. Classez-les en réguliers et irréguliers. Quelle est la règle de formation du futur pour les verbes réguliers?
Imaginez d’autres promesses que le narrateur peut faire et écrivez-les au futur simple.